Histoires de braconniers

Histoires de braconniers du XIX et XXe siècle

Récits de bracos, gardes & gendarmes

recueillis par Jérôme Lucas

Peinture : Les braconniers bretons, de Luminais Evariste-Vital. Musée de Poitiers
Préfacé par Patrick Morin, Grand éleveur d’épagneuls bretons ; Chevalier du mérite agricole ; auteur de "Les secrets des Keranlouan"

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152 pages illustrées - N° ISBN : 978-2-918945-67-3

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Présentation du livre :
On vivait autrefois à la campagne en symbiose avec la nature dont on connaissait les ressources. Capturer du gibier, pêcher la truite, était aussi naturel que cueillir des baies sauvages ou ramasser des châtaignes. Ce savoir était transmis au même titre que l’art de cultiver la terre.

Fruit d’une collecte de mémoire et de recherches bibliographiques à travers toute la France, ce livre rassemble une multitude de récits de braconnage, relate des altercations entre gardes, gendarmes et braconniers, évoque des affaires judiciaires qui ont défrayé la chronique durant le XIX et le début du XXe siècle...
On y découvre aussi les ruses et techniques utilisées tant par les braconniers que par les gardes et gendarmes pour piéger leur proie respective. On ne sait donc jamais qui du braconnier et du gendarme gagnera la partie.


Extraits :

Braconnier breton

(...) Jeanne partit en forêt chercher son fagot de bourdaine. L’envie de faire ses besoins lui prit. Les rayons du p’tit soleil de printemps caressèrent sa peau dénudée. Elle était bien là, à l’abri du vent, le long du fossé.
Mais les gendarmes qui se trouvaient à passer par là, virent les pas de la Jeanne dans la neige. « C’est un braconnier qui est à lever ses collets. » Ils traversèrent le clos en suivant les pas, sans un bruit. Arrivés au talus, ils aperçurent la bonne femme. « Qu’est-ce que vous faites là Madame Jeanne ? Vous faites le braconnage ? »
Elle se redressa puis se retourna en fixant le sol enneigé comme pour estimer ce qu’elle venait d’y déposer. Et leur dit :
« Je ne suis pas sûre qu’il y en ait assez pour vous deux ! »
(...)

(...) Aristide avait tué un lapin. Il était en train de camoufler son fusil dans une broussaille, quand il voit arriver les gendarmes au loin.
« Ah ! On vous tient ! » cria l’un d’eux
Mais ils ne le tenaient pas ! Le braconnier est parti à travers champs, à l’opposé de la maison, et hop ! Il a fait demi-tour par la route boueuse en prenant soin de poser ses pieds dans les traces laissées par les passants. Les gendarmes ont perdu sa trace bien sûr. Quand ils ont débarqué à la maison, Aristide était à table, il venait d’arriver mais il était là.
Ils allèrent se réconforter au café. La sueur leur coulait de dessous le képi. Ils étaient encore abasourdis :
« Je croyais tomber sur un vieillard, je suis tombé sur un gars qui fait des sauts de sept mètres ! » dit l’un d’eux.
« Oh oui ! renchérit son collègue, on a mesuré, il a fait un saut de sept mètres en descendant Avaleu. »
(...)

Braconnier charentais

(...) On avait ramené des grenades allemandes de permission. On avait une barque et on s’est dit : « On va voir ce que produit l’explosion d’une grenade allemande sur le poisson. » On a tiré la goupille et on l’a lancée. Une grenade allemande c’est en métal avec un grand manche en bois. Elle a donc flotté un moment avant de couler... Elle était en surface et flottait en direction de la barque. Il fallait se sauver car on la voyait venir vers nous ! Finalement, elle a coulé et a explosé entre deux eaux. On a tellement eu peur qu’on n’a même pas ramassé le poisson. Les gars qui travaillaient chez Prénat ont tout récupéré. On est revenus une demi-heure après : il n’y avait plus rien ! Là vraiment, c’était de la destruction... (...)

(...) Kiki avait deux acolytes, à savoir un copain et un chien, non pas de chasse mais de pêche : un fox à poil noir et feu, dressé sans violence inutile, en parfaite amitié réciproque, afin de prévenir de l’approche des gardes. Un jour où Kiki braconnait depuis la berge, les gardes apparurent et se mirent à sa poursuite. Le contrevenant n’hésita pas à se jeter dans un fourré de longues orties. Couché sur le ventre, nez au sol, il sentit soudain quelque chose qui lui grimpait sur le dos : c’était le chien qui se cachait avec lui et le protégeait ainsi des orties. Comme les gardes passaient sur le chemin de halage, contrairement à son habitude le fox resta muet comme une carpe.(...)


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NOTES DE L’AUTEUR
Jérôme Lucas
La Révolution française attribue le droit de chasse aux seuls propriétaires fonciers, mais bon nombre de fermiers et ouvriers poursuivent leur quête de gibier, comme depuis la nuit des temps. Mais ils deviennent des citoyens hors la loi, des braconniers traqués par des gardes et gendarmes.
Jusqu’à la guerre 39-45, le braconnage était une pratique courante des campagnards qui avaient souvent de nombreuses bouches à nourrir, et cette activité permettait de limiter les dégâts causés sur les cultures par le gibier qui pullulait.

Écrivain passeur de mémoire, au cours de mes collectes des anciens m’ont raconté des histoires de braconniers.
Ces récits m’ont donné envie de m’aventurer sur les chemins de nos campagnes en quête d’histoires de chasse et de pêche à l’époque où la cohabitation entre l’homme et l’animal sauvage était réelle, et les altercations rocambolesques avec les gendarmes ou les gardes-chasse.




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LES ÉDITIONS RÉCITS VOUS PROPOSENT :

Patrick Morin est connu pour ses Keranlouan, les chiens de chasse issus de son élevage d’épagneuls bretons de renommée internationale qui a produit 10 champions de conformité au standard en beauté et remporté plus de 120 titres de champion de travail, depuis 1960 en France, et d’autres titres en Espagne et en Italie.
« Je ne dresse pas les chiens, mais assure une initiation de base du chiot que je mets très tôt en contact avec la nature. Ainsi, je donne à mes épagneuls l’envie d’obéir en me servant de leurs qualités naturelles.
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La chasse à la bécasse

Pierre Étienne pratique la chasse à la bécasse depuis près de 50 ans. Il parle avec passion des nombreux territoires parcourus en Bretagne, de ses compagnons les chiens, des rencontres humaines chaleureuses et surtout, de l’émotion vécue à chaque apparition de la dame des bois.
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La chasse à la sauvagine

Pierre Goujon possédait un gabion dans la baie du Mont-Saint-
Michel de 1958 à 2000. Il nous fait découvrir sa passion pour la chasse à la sauvagine :
"J’aime la chasse au gibier d’eau ! Je m’intéresse au mode de vie des oiseaux, leur origine, leur migration..."

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